La célèbre marque champenoise de LVMH à nouveau sur les podiums des grands prix de Formule 1, la suite d’une histoire qui a démarré en 1966.

Le 1er Championnat du Monde de Formule 1 a été créé en 1950. Cette année-là, le Grand Prix de France se déroule  à Reims et est sponsorisé par deux amateurs locaux de courses automobiles, Paul Chandon-Moët et son cousin le Comte Frédéric Chandon de Briailles.

Ceux-ci offrent au vainqueur de la course, le célèbre Fangio, un jéroboam de leur champagne qu’il n’ouvre pas mais qu’il ramène chez lui pour le déguster en toute intimité.

Le rituel est répété jusqu’en 1966, année où Jo Siffert remporte les 24 Heures du Mans (une course d’endurance et non de F1) et, lui, ouvre, la bouteille qu’il vient de recevoir. Mais sous la pression, le bouchon saute et le précieux liquide asperge le public.

Cette “douche de champagne”,  encore appelée “podium spray”, va être alors généralisée à toutes les courses de Formule F1 dont le sponsor depuis la même année n’est autre que LVMH et son champagne Moët & Chandon/Brut Impérial.

Trente-ans plus tard, fin 1999, Pernod Ricard reprend le partenariat estimé à 10 millions d’euros avec sa marque G.H. Mumm Cordon rouge et le conservera pendant seize saisons.

En 2016, souhaitant diminuer ses investissements dans le sport auto, Pernod Ricard ne propose plus que la moitié de sa mise annuelle et LVMH reprend finalement le contrat pendant trois ans, mais avec son mousseux américain Chandon avant de le céder au Champagne Carbon (dont les bouteilles sont recouvertes de carbone) pour trois autres nouvelles années.

Alors que son contrat s’achevait en 2021, Carbon vient de se retirer, officiellement pour crise de covid-19, et c’est donc des bouteilles de Moët & Chandon qui ont été ouvertes hier sur le podium (masqué) du Grand Prix d’Autriche, première course de la saison. Rien n’est toutefois encore décidé pour l’an prochain…

Marc Vanel, 06/07/2020