Si, en Europe, et, plus généralement dans l’hémisphère Nord, c’est la saison des salons, de la présentation des nouveaux millésimes, nos voisins des antipodes démarrent les vendanges.
Photo © Phillip Capper, Autumn in the Awatere Valley, Marlborough, New Zealand, 2007, CC BY 2.0.
Dans l’hémisphère sud, c’est déjà l’auomne et donc l’attention des vignerons est logiquement déjà tournée vers les vendanges, avec les premières récoltes de l’année 2026 qui commencent à voir le jour. Mais au niveau des quantités, le millésime s’annonce plus faible que 2025. C’est le cas, par exemple, en Argentine où, selon les prévisions de l’Institut National de Viticulture (INV), la récolte devrait diminuer de 9 % par rapport à 2025, après une série d’années difficiles pour l’industrie viticole, marquées par une baisse des ventes intérieures et un recul des exportations En Argentine, l’institut national de viticulture annonce en effet une récolte en baisse de 9% par rapport à 2025 après une série d’années difficiles pour l’industrie viticole marquées par une baisse des ventes intérieures et un recul des exportations.
SI la Nouvelle-Zélande a connu une forte croissance, avec de nombreux investissements sur les 42 000 hectares de vignobles nationaux. Selon l’organisation New Zealand Winegrowers le secteur vitivinicole néo-zélandais regroupe plus de 600 viticulteurs et 700 entreprises viticoles, et exporte vers plus de 100 pays. Cette production représente plus de 1% du total mondial et a généré, en 2025, des exportations de 2,1 milliards de dollars néo-zélandais (plus d’un milliard d’euros).
Très présent aux Etats-Unis et en Chine
Le vin néo-zélandais est le troisième vin le plus acheté en valeur aux États-Unis et est très présent en Chine. premier marché) et peut être considéré comme une agréable exception en Chine, où les exportations ont augmenté de manière significative en 2025. Toutefois, les préoccupations ne manquent pas, comme ailleurs : étant donné que les exportations représentent 90 % du chiffre d’affaires du secteur viticole, l’évolution de l’économie mondiale et le ralentissement des achats sur les principales places des marchés du vin constituent une réalité. Tout comme les changements climatiques.
Le vin néo-zélandais est le septième produit d’exportation le plus important du pays, et c’est aussi pour cette raison que les vendanges suscitent autant d’attentes. En raison du changement climatique, 2026 s’annonce toutefois comme l’année la plus précoce jamais enregistrée. Malgré cela, la confiance dans la production à venir ne fait pas défaut. Philip Gregan, directeur général de New Zealand Winegrowers, affirme que « de janvier à mars sont des mois cruciaux pour la croissance et la maturation du raisin. Nous nous attendons à un mois de mars agréable et chaud, avec des nuits automnales plus fraîches, essentielles pour le développement des arômes. Les producteurs de vin sont optimistes ». L’objectif est de confirmer la réputation de la Nouvelle-Zélande pour « des vins distinctifs, rafraîchissants, durables et de haute qualité ».
Marc Vanel, 25/03/26
